Infos de la galerie Art'et Miss, galerie bien réelle située dans le Marais. Présentation des expositions et des artistes de la galerie. Suivi de nos artistes hors murs. Et nos coups de coeurs et nos coups de gueule.
Après son exposition sur les contes et légendes de Bornholm en février 2008, Birthe Bo Sakurai
a vécu une petite année dans le sud de la France ou elle a retrouvé des
similitudes avec les légendes de son enfance dans la façon de raconter
l’histoire de Marie-Madeleine. Dans
son enfance, elle avait entendu dire qu’un moine spécial de l’époque
des Templiers, vers l’an 1100, était venu à Bornholm et avait construit
toute leur église. Il avait apporté des statues, des peintures et des
tapisseries d’une femme très spéciale, qui a été perçue comme une femme
forte comme les habitantes de Bornholm, comme les femmes de Vikings,
cette maîtresse femme était Marie-Madeleine, et a été présentée comme
la femme qui avait appris à Jésus à « être un homme ».
Ces tableaux avaient disparu de l’église, sans doute à l’époque de
la réforme Luthérienne ne laissant place qu’aux icônes de la vierge
Marie qui représentait l’image d’une femme beaucoup plus fragile. A
partir de cette époque, Marie-Madeleine fût présentée comme une femme
de mauvaise vie.
Cette double présentation de Marie-Madeleine avait laissé des interrogations dans l’esprit de Birthe Bo Sakurai, qui se demandait qui était réellement cette femme qui semblait si proche des femmes de Bornholm.
Cet été, vivant dans le sud de la France, Birthe Bo Sakurai
a retrouvé a Saint Maximin, une procession où l’on célébrait
Marie-Madeleine comme le premier disciple de Jésus, le crâne de
Marie-Madeleine, recouvert d’or étant présenté comme relique. La
tradition provençale raconte que Marie-Madeleine, après avoir accosté
aux Saintes-Maries-de-la-Mer et avoir évangélisé la région, vécut toute
la fin de sa vie en prière dans la grotte aujourd'hui sanctuaire de
Sainte-Baume.
Birthe Bo Sakurai, a alors repensé à son église de Bornholm
et a rêvé qu’une représentation de Marie-Madeleine devrait y retrouver
sa place et dans cette optique, elle a peint un tableau qu’elle imagine
réalisé en tapisserie.
Une tapisserie réalisée à Aubusson, à partir d’un tableau de Birthe Bo Sakurai:
« La sirène et le fermier » , parents de Bonavede, est actuellement en
cours de réalisation pour la commune de NY SLAGELSE au Danemark
(financement de la Fondation C.L. DAVIDS)
Voguant au fil de ses émotions, Noëlle BOILY dite BoilyNo, glisse sans bruit et sans heurt, laissant dans son sillage, une douce impression de mouvement et de vitalité.
D’être autodidacte, l’oblige à peindre avec passion d’abord, pour chercher ensuite à révéler cette énergie créatrice. Ses toiles… ses voiles, aux couleurs lumineuses s’entourent de mystère et de secret. Elles sont aussi un clin d’œil comme un hommage à la vie, à tous les horizons qu’elle nous offre….La couleur du temps, la liberté du moment, et cette présence à peine perceptible de ce qui se cache en chacun de nous.
Ses voiles se meuvent, gonflent de bonheur et de ténacité … Comme l’artiste, l’œuvre représente l’émotion à l’état pur; force et courage, pour les tempêtes; douceur et sensibilité pour l’écoute de ce qui est, qui sera.
Enthousiaste et curieuse, le travail pour y arriver la stimule… Et elle veut garder cette innocence dans la découverte de nouvelles vibrations…tant dans la forme que dans la subtilité des nuances. Lorsqu’elle commence une nouvelle toile, c’est le plus souvent l’intuition qui l’amène à choisir les couleurs et la forme des voiles qu’elle y transposera. Sa technique est constamment en progression : elle cherche toujours à aller plus loin et à se dépasser.
« Être Capitaine de son propre navire »
BoilyNo expose à la galerie Art'et Miss jusqu'au 30 novembre 2008
En savoir plus sur l'exposition de BoilyNo : cliquer-ici
Paysagiste, Lynne Ricard nous propose une évocation poétique de marais imaginaires.
À
la façon des impressionnistes, elle offre des couleurs douces et
harmonieuses et ce sont mille sensations sonores et olfactives qui nous
parviennent. On y devine un microcosme d'insectes s'agitant entre les
hautes herbes, un monde vivant s'échappant vers le ciel sous forme de
paillettes multicolores.
Son oeuvre met l'accent sur la couleur et la lumière et s'attache à donner une facture émotionnelle.
Jeune femme de 28 ans originaire de la Mitis, elle vit maintenant
près de Rivière-du-Loup. Entre terre et mer, elle essaie d’exprimer
dans ses œuvres son enthousiasme pour le renouvellement et l’éclatement
de la figuration en peinture actuelle.
D’influence plasticienne, les lignes, les volumes et la couleur
charpentent son œuvre. En faisant éclater l’image pour mieux la
reconstruire, elle s’inspire du verre fragile qui de main d’artisan se
ressoude et devient vitrail. La toile devient alors une fenêtre à
travers laquelle on peut découvrir son monde idéal.
Son style s’est imposé de lui-même comme une évidence. Depuis ses
premières toiles elle découvre des sujets qu’elle a envie de
transformer, d’améliorer. Parfois un grand monument, d’autres fois une
petite scène de vie, l’univers est vaste pour quelqu’un qui n’à de
cesse de le réinventer.
Pour ne jamais perdre la main et faire le plein d’inspiration, elle
participe chaque année à plusieurs événements ayant traits aux arts
visuels au cours desquels elle a eu l’honneur de remporter quelques
prix… Elle travaille présentement à l’élaboration de divers projets
d’expositions, tant en solo que collectives.
Vickie Brisson-Belanger expose à la galerie Art’et Miss jusqu’à fin novembre.